Oui, les douleurs du bassin pendant la grossesse sont fréquentes et concernent près d’une femme enceinte sur deux. Elles sont généralement liées aux changement hormonaux et mécaniques que votre corps traverse pour accueillir votre futur boutchou. C’est fréquent, mais ce n’est pas une fatalité. Dans la grande majorité des cas, ces douleurs peuvent être soulagées efficacement et en tout sécurité, y compris grâce à l’ostéopathie.

Cependant, certaines douleurs méritent une attention particulière ou une consultation médicale rapide. Dans cet article, nous allons vous aider à faire la différence, vous donner des outils concrets pour vous soulager, et vous indiquer quand consulter un professionnel.

Dans cet article :

  • Pourquoi le bassin fait-il mal pendant la grossesse ?
  • Douleurs normales ou pathologiques : comment faire la différence ?
  • Les signaux d’alerte à ne jamais ignorer
  • Solutions concrètes pour soulager la douleur
  • Peut-on continuer à marcher ou faire du sport ?
  • Quand consulter un profession de santé ?
  • FAQ : vos questions les plus fréquentes

 

Pourquoi a-t-on mal au bassin pendant la grossesse ?

Votre corps se prépare activement à l’accouchement dès les premières semaines de grossesse. Cette préparation implique des transformations hormonales et mécaniques profondes qui expliquent la grande majorité des douleurs pelviennes ressenties.

 

Le rôle des hormones

Deux hromones jouent un rôle central dans l’apparition des douleurs du bassin :

La relaxine est une hormone produite dès le premier trimestre. Elle a pour rôle d’assouplir les ligaments du bassin pour permettre au bébé de passer lors de l’accouchement.

Résultat : Les articulations, normalement bien stables, deviennent plus mobiles et donc plus sensibles.

La progestérone contribue également à cet assouplissement ligamentaire tout au long de la grossesse. Elle prépare le corps à l’accueil du futur petit alien qui grandit en vous, mais peut générer une instabilité articulaire au niveau du bassin.

Concrètement, la symphyse pubienne, l’articulation à l’avant du bassin, peut s’élargir de quelques milimètres en temps normal, mais cet écartement peut doubler en fin de grossesse, passant de 5mm à 10mm. Cet élargissement est normal, mais peut devenir douloureux lorsqu’il dépasse un certain seuil ou que les muscles compensateurs sont trop sollicités.

 

Les causes mécaniques

A mesure que votre bébé grandit, votre corps subit des modifications mécaniques importantes :

  • La prise de poids progerssive (en moyenne 10 à 15kg) augmente la charge sur les articulation du bassin, des hanches et du dos.
  • Le centre de gravité se déplace vers l’avant, modifiant la posture générale.
  • Une hyperlordose lombaire (une hyper cambrure du bas du dos) se développe naturellement, mettant sous tension les muscles et ligaments du bassin.

Ces adaptations sont naturelles et font partie du processus de grossesse, tel que documenté par la Haute Autorité de Santé (HAS). Mais elles peuvent générer des inconforts important, notamment au 2ème et 3ème trimestre, qui peuvent tout à fait être pris en charge.

 

Douleurs normales ou pathologiques : comment faire la différence?

Toutes les douleurs du bassin ne se ressemblent pas. Pour vous aider à y voir plus clair, sans remplacer l’avis d’un professionnel de santé, bien évidemment, voici un tableau comparatif des principaux types de douleurs pelviennes pendant la grossesse. 

Douleur bassin grossesse - Ostéopathie Nord Alsace

Note : Le syndrome de Lacomme (ou Douleur Pelvienne Postérieure de la grossesse) est une entité décrite par le Dr Maurice Lacomme. Il touche environ 20% des femmes enceintes et peut être confondu avec une sciatique classique. Un diagnostic précis par un professionnel est toujours recommandé.

🚨Les signaux d’alerte à ne jamais ignorer

Si la plupart des douleurs pelviennes de grossesse sont bénignes, certains signes doivent vous conduire à consulter en urgences. Ces signaux d’alerte ne doivent jamais être ignorés ni attendus.

signaux d'alerte grossesse- femme enceinte - ostéopathie

Comment soulager une douleur du bassin enceinte ?

La bonne nouvelle : il existe de nombreuses solutions efficaces pour réduire les douleurs pelviennes pendant la grossesse, sans médicaments. Voici les meilleures pratiques recommandées.

infographie - conseils douleur bassin grossesse

Positions et gestes du quotidiens

Sortir du lit sans douleur : retournez-vous d’abord sur le côté, ramenez vos jambes ensembles vers le bord du lit, puis poussez sur vos bras pour vous redresser, en même temps que vous laissez tomber les pieds vers le sol. Ce mouvement en bloc, protège votre symphyse pubienne et vos lombaires.

Dormir avec un coussin entre les genoux : cela maintient le bassin aligné et réduit les tensions sur les articulation sacro-iliaques. Un coussin de grossesse en forme de U peut être particulièrement confortable.

Éviter les mouvements asymétriques : ne croisez pas les jambes de manière prolongée, évitez de porter votre poids sur une seule jambe.

 

 Exercices doux recommandés

Ces exercices peuvent être pratiqués à domicile, en douceur, dans les limites du confort. Arrêtez immédiatement si vous ressentez une douleur vive.

  1. La position du chat et de la vache au yoga : à quatre pattes, inspirez en creusant le dos et en levant la tête, puis expirez en arrondissant le dos et en rentrant le menton. Répétez une dizaine de fois lentement. Cet exercice est excellent pour mobiliser la colonne et soulager la tension des lombaires.
  2. Mobilisation douce du bassin : assise sur un ballon de grossesse, réalisez de petits cercles du bassin dans les deux sens. Cela améliore la mobilité articulaire et soulage la pression sur le sacrum.
  3. Etirements des fessiers : allongée sur le dos, genou plié, ramenez doucement votre genou vers votre épaule opposé avec les deux mains. Tenez 20 secondes de chaque côté. Cela relâche les muscles fessiers et piriformes. Cet étirement se complique de plus en plus avec l’avancement de la grossesse à cause de la taille du ventre.

Les accessoires utiles

  • La ceinture de soutien pelvien (ou ceinture de grossesse) : elle stabilise le bassin et réduit la douleur à la marche. A porter en journée, mais pas de façon continue. Votre ostéopathe ou votre sage-femme pourra vous guider sur la durée de port.
  • Le ballon de grossesse (ballon de naissance) : idéal pour soulager la pression améliorer la posture et pratiquer les exercices de mobilisation.
  • Le coussin d’allaittement en U : excellent pour dormir, il maintient l’alignement du bassin et réduit les douleurs nocturnes.

 

Peut-on continuer à marcher ou faire du sport ?

Oui !!! Dans la grande majorité des cas, une activité physique douce est non seulement possible, mais recommandée. Bouger contribue à maintenir la tonicité musculaire, à prévenir la prise de poids excessive et à améliorer le confort général.

Les activités conseillées : marche douce (20 à 30 minutes par jour), natation, aquagym prénatale, yoga prénatal, Pilates adapté à la grossesse.

Les activités à limiter ou éviter : course à pied après le 2ème trimestre, sports de contact, activités à impact élevé ou avec risque de chute, exercices impliquant des mouvements asymétriques des jambes (comme certains étirements de yoga).

La règle d’or : adaptez l’intensité à votre ressenti du jour, et stoppez toute activité si vous ressentez une douleur vive, des contractions ou une pression inhabituelle. Votre corps vous parle, donc écoutez-le !

Quand consulter un profession de santé ?

Si les douleurs du bassin sont fréquentes, elles ne doivent pas être banalisées au point d’être ignorées. Consulter tôt permet d’éviter que la situation ne s’aggrave et de vivre votre grossesse plus sereinement.

La sage-femme : votre interlocutrice de référence pendant la grossesse. Elle peut évaluer vos douleurs, vous orienter et effectuer certains soins.

Le kinésithérapeute spécialisé périnatal : il peut travailler sur la rééducation musculaire, les déséquilibres posturaux et vous apprendre des exercices adaptés.

L’ostéopathe spécialisé grossesse : par des techniques douces et non invasives, l’ostéopathie travaille sur la mobilité du bassin, les tensions musculo-ligamentaires et la posture globale. Les manipulations sont toujours adaptées à votre stade de grossesse et à votre confort.

Olivier Benoit, ostéopathe à Bischwiller, j’accompagne les femmes enceintes depuis plus de 10 ans dans les environs d’Haguenau, Weyersheim, Drusenheim et Oberhoffen-sur-Moder. Mon approche est douce, sécurisée et adaptée à chaque trimestre de grossesse (« Toujours avec amour et tendresse ! »). L’objectif : moins de douleur, une grossesse plus confortable et un corps mieux préparé à l’accouchement.

FAQ : Vos questions les plus fréquentes

La douleur du bassin peut-elle déclencher l'accouchement ?

Non, les douleurs pelviennes liées aux transformations normales de la grossesse ne déclenchent pas l’accouchement. En revanche, si vous ressentez des douleurs associées à des contractions régulières (toutes les 5 à 10 minutes) avant 37 semaines, consultez sans attendre car cela pourrait être le signe d’un accouchement prématuré.

Le syndrome de Lacomme est-il dangereux pour le bébé ?

Non, le syndrome de Lacomme n’est pas dangereux pour votre ptit loulou. C’est une pathologie douloureuse pour la maman, mais qui n’a aucun impact sur le développement ou la santé de l’enfant. Une prise en charge adaptée permet dans la grande majorité des cas de réduire significativement la douleur.

Combien de temps durent ces douleurs après l'accouchement ?

Pour la plupart des femmes, les douleurs pelviennes liées à la grossesse s’améliorent rapidement après l’accouchement, une fois que les taux hormonaux reviennent à la normale. Dans les cas de syndrome de Lacomme sévère ou de symphysite pubienne, une rééducation post-partum est nécessaire. Parlez-en à votre sage-femme ou à votre ostéopathe.

Peut-on porter une ceinture de grossesse toute la journée ?

Il est généralement déconseillé de porter une ceinture de grossesse en continu car cela peut affaiblir les muscles stabilisateurs du bassin à long terme. La durée de port dépend de votre situation personnelle. Votre sage-femme ou votre ostéo pourra vous conseiller sur la durée et les moments de la journée les plus appropriés.

Est-ce que l'ostéopathie est sûre pendant la grossesse ?

Oui, l’ostéopathie est considérée comme sûre pendant la grossesse lorsqu’elle est pratiquée par un ostéopathe formé à la périnatalité. Les techniques utilisées sont douces et toujours adaptées au trimestre de grossesse et à l’état de la patiente. De nombreuses sages-femmes et gynécologues recommandent l’ostéopathie à leurs patientes enceintes pour soulager les douleurs et préparer le corps à l’accouchement.

A quel moment de la grossesse consulter un ostéopathe ?

Il n’y a pas de moment idéal unique : l’ostéopathie peut être bénéfique à tout trimestre. Beaucoup de femmes consultent au 2ème trimestre pour les premières douleurs, et au 3ème trimestre pour préparer le bassin à l’accouchement. Certaines commencent même dès le 1er trimestre pour prévenir les inconforts. N’attendez pas que la douleur soit insupportable pour consulter.

Peut-on combiner ostéopathie, kinésithérapie et suivi sage-femme ?

Oui, oui et oui ! L’ostéopathie s’inscrit dans une approche complémentaire et fonctionne très bien en synergie avec le suivi de votre sage-femme, de votre gynécologue ou de votre kinésithérapeute. Ces professionnels travaillent souvent ensemble dans l’intérêt de la patiente. N’hésitez pas à mentionner votre suivi ostéopathique à votre équipe médicale.

5 objections fréquentes et nos réponses honnêtes

Avant de consulter, il est normal d’avoir des doutes. Voice les hésitations que nous entendons le plus souvent au cabinet, et des réponses concrètes pour vous aider à décider en toute clarté.

"Ca va passer tout seul, c'est normal pendant la grossesse."

« Toutes les femmes enceintes ont mal au bassin, ce n’est pas une vraie raison pour consulter. »

C’est vrai : les douleurs pelviennes sont fréquentes pendant la grossesse. Mais fréquent ne veut pas dire inévitable, ni obligatoirement invalidant.

L’ostéopathie ne lutte pas conte votre grossesse : elle optimise la façon dont votre corps s’y adapte. Des études sur les thérapies manuelles dans les douleurs pelviennes gravidiques montrent une réducation significative de la douleur et une amélioration de la mobilité fonctionnelle. Ce n’est pas anodin, c’est de la prévention active.

"C'est cher et ce n'est pas remboursé."

C’est une préocupation légitive. Voici quelques éléments pour objectiver la décision :

  • De nombreuses mutuelles remboursent 1 à 3 séances d’ostéopathie par an. Vérifiez votre contrat car vous êtes peut-êter déjà couverte.
  • Le nombre de séances nécessaires est souvent limité : 1 à 3 consultations suffisent dans la majorité des cas pour obtenir un soulagement durable.
  • Une douleur pelvienne non traitée peut conduire à des arrêts de travail, une prise médicamenteuse réprétée (paracétamol en continu), ou une récupération post-partum plus longue. Ces coûts, qu’ils soient directs ou indirects, dépassent largement le coût d’une séance.

Investir dans votre confort pendant la grossesse, c’est aussi investir dans votre qualité de sommeil, votre énergie au quotidien, et votre disponibilité pour votre bébé à venir. Et franchement, 60€ pour 45 minutes, c’est moins cher que chez le garagiste…

"Je n'ai pas le temps entre les RDV médicaux et la fatigue..."

« Entre les rendez-vous médicaux et la fatigue, je n’ai pas envie d’ajouter un rendez-vous supplémentaire. »

On comprend totalement. La grossesse, c’est déjà un agenda chargé. C’est pourquoi une consultation chez Olivier BENOIT est pensée pour être efficace et reposante.

  • La consultation dure en moyenne 45 minutes, et vous repartez !
  • Les effets peuvent être ressentis dès la première séance : marche plus fluide, nuits moins douloureuses, mouvements du quotidien facilités.

Pour beaucoup de patientes, un seul rendez-vous change significativement leur quotidien. Et à 7 mois de grossesse, retrouver du confort pour dormir ou monter un escalier sans douleur, ça n’a pas de prix.

"Et si ça ne fonctionne pas sur moi ?"

« Je ne veux pas me faire de faux espoirs. »

C’est une peur qui mérite une réponse honnête et sincère.

Nous ne promettons pas de miracle. Ce que nous faisons : un bilan personnalisé en début de séance pour identifier précisément les zones de tension (articulation sacro-iliaque, symphyse pubienne, ligaments, tensions musculaires …), puis une prise en charge ciblée.

  • L’objectif n’est pas de « tout guérir », mais d’améliorer la mobilité, de réduire la contrainte mécanique, et de rendre la douleur plus supportable au quotidien.
  • Une réévaluation est systématiquement faite en fin de séance pour mesurer l’évolution.
  • Même une amélioration partielle permet souvent de dormir sans se réveiller de douleur, marcher 20 minutes sans boiter et peut transformer le quotidien d’une femme enceinte.

+ de 10 ans de pratique à Bischwiller, des centaines de femmes enceintes accompagnées. La grande majorité constate une amélioration dès la première séance. Celles qui ne ressentent pas d’effet immédiat bénéficient d’un suivi adapté et d’orientations complémentaires.

En résumé 

Les douleurs du bassin pendant la grossesse sont très fréquentes puisqu’elles touchent entre 40 et 60 % des femmes enceintes avec des causes souvent bien identifiées : modifications hormonales, prise de poids, changement de posture. Elles sont rarement dangereuses, mais elles ne sont pas une fatalité.

En adoptant les bons gestes au quotidien, en pratiquant des exercices adaptés et en consultant les bons professionnels, il est tout à fait possible de vivre une grossesse plus confortable, même avec des douleurs pelviennes.

Olivier BENOIT, ostéopathe à Bischwiller (Nord-Alsace), est à votre disposition pour vous accompagner avec une approche douce, sécurisée et bienveillante, et ça, que vous soyez enceinte de votre premier ou de votre 10ème enfant.

Si vous voulez en parler avec votre ostéopathe à Bischwiller

N’hésitez pas à prendre rendez-vous

sources : 

  • Pelvic girdle pain in pregnancy
  • prevalence of lumbopelvic pain during pregnancy : méta-analyse
  • BMC pregnancy and childbirth (2020)